Quand le désir croise la haine.

Quand le désir croise la haine.



Là sans être là.
J'invite les lecteurs à lire le dernier article.



Introduction :


Tu veux maintenir en vie ce désir. Accélération. Multiples actions. C'est comme une nécessité à tes yeux, de devoir satisfaire tes besoins. Ton être entier frissone encore quand tu y penses. Tu ne peux t'abstenir. Ce pêcher dont tu ne peux t'empêcher. Il t'est nécessaire. Alimenter le désir. Et tu continueras. Sans jamais t'arrêter. Une à une. Puis tu oubliras. Tu nourris ce besoin comme tu pourris la chair de ces êtres. Plus rien ne compte. Ce pêcher est tien. Pourtant, tu sais qu'on finit par avoir mal. Qu'importe, ton corps entier s'accorde à la luxure.









Les lecteurs :



# Posté le jeudi 03 juillet 2008 16:35

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 08:33

L'aube d'un nouveau jour.

L'aube d'un nouveau jour.

Chaque jour, est quelque chose de nouveau pour nous.

Comme chaque matin, je passe chercher mon meilleur ami chez lui, afin que nous fassions le chemin ensemble. Il est tôt, en cette saison, il fait encore nuit. Certaines personnes trouvent la pénombre effrayante, je ne partage pas leur avis, alors celle-ci leur fait peur, je pense plutôt qu'elle nous cache bien des choses. Toutes sortes de choses, toutes celles, qu'à la lumière, il vous est impossible de voir ni même de percevoir. Je trouve cela intriguant. Et je suis de nature curieuse.

Je traverse le passage clouté, celui-ci me fait gagner le trottoir d'en face, quelques pas et me voilà devant chez lui. Je n'ai pas besoin de sonner, lui et moi sommes dans les temps, au moment même où je m'arrête devant le grand portail, la porte d'entrée s'ouvre et laisse place à une fine silhouette. Comme toujours, il est rayonnant, il me sourit, ces cheveux noir corbeaux sont parfaitement bien coiffés, ces yeux maquillés, et ce regard, à croire que ses yeux brillent comme s'ils voulaient vous transmettre un message. A sa démarche on remarque son assurance. Son jean moulant, comme si il était fait sur mesure, un tee-shirt à motif, une veste en cuir, et son sac bandoulière posé sur son épaule. Il dépose un baiser sur ma joue.

- Comment vas-tu, me demande-t-il.
- Plutôt bien, et toi ?
- Ça va. On y va ?
- On y va !
- Je nous trouve dans les temps.
- Comme toujours.

Nous rigolons. Il est toujours de bonne humeur le matin, contrairement à moi. Disons que j'ai mes jours, comme tout le monde me direz-vous. J'aime tant de choses chez lui, et nous avons tant de points communs. Biensûr, c'est un peu ce qui fait de deux personnes, deux meilleurs amis. Mais pour nous, parfois les mots ne sont pas nécessaires, nous nous comprenons sans même avoir à prononcer un son.

Nous ne tardons pas à arriver devant le lycée. Déjà un bon nombre d'élèves sont là, pas mal d'entre eux sont à peine réveillé. Chaque visage est différent, chaque trait est unique, comment la vie arrive-t-elle a créer tant de différences ? Comment pouvons-nous être si différents les uns des autres, et pourtant, parfois si semblable ?

- A dix heures au fond, comme d'habitude ?

Je lui adresse un clin d'oeil, il me rend un sourire, et nous partons, lui de son côté, et moi du mien. Ma première heure de cours est plutôt désagréable. Je gagne la salle de Mathématiques. Je suis loin d'être faite pour tous ces calculs et autres choses complexes comprenant de nombreux chiffres. Une fois sur ma chaise, j'attends, tout comme le professeur, que l'ensemble de la classe soit présente, pour qu'ainsi, nous puissions commencer le cours. Une fois tous les élèves à leur place, le professeur commence.

- Je déteste les Maths et je suis bien contente de ne pas m'être inscrite en filière scientifique, dit ma voisine.
- On est deux, dis-je en rigolant.

Un regard noir nous rappelle à l'ordre, nous nous sourions et continuons de prendre le cours. Heureusement cette heure passe vite. J'enchaîne sur un cours plus littéraire, à savoir l'Histoire. Et une fois encore, celui-ci se déroule rapidement. Désormais, il est dix heures, c'est la pause. Je traverse le couloir qui grouille de monde. On me bouscule,

- Fais attention à toi Line.
- Idiot !

Je le regarde méchamment, il rigole et poursuit son chemin. Énervée, je presse le pas, sors du bâtiment, le vent vient caresser mon visage, je traverse la cour et gagne le fond. Il m'attend, il est debout, le dos contre le mur, les mains dans les poches, je souris et marche encore plus vite. Une fois à ses côtés, je pose mon sac à terre et souffle.

- Alors ce début de journée ?
- Barbant, et toi ?
- Il est à peine dix heures et tu te plains déjà, il rigole.
- Ton frère.
- Hm... Je vois. Qu'est-ce qu'il a fait ?
- Rien de très grave, ce sont des petites choses qui m'agacent.
- Je comprends.
- Enfin, et toi ?
- Et bien l'art et la musique en premières heures, de quoi me mettre de bonne humeur !

Je souris, et observe la cour de fond en comble. Passant par ceux qui sont sur le banc, frigorifiés, le couple qui se dispute et celle qui finit en pleure; vient la bande de ceux qui révisent, puis le groupe de filles qui malgré les températures hivernales, ne peuvent s'empêcher de porter une jupe visiblement trop courte, associée à un haut qui est loin de convenir à la saison, aussi lui et sa bande. Il m'arrive de me demander pourquoi je tarde autant, j'aurai dû commettre un crime depuis bien longtemps. Je le hais à un point que vous ne pouvez imaginer. Lui et sa façon d'être, lui et ses sourires, son rire, lui tout court. Il est ce que je déteste le plus au monde.

Le reste de la journée se déroule tranquillement, bien qu'il sache trouver de quelle façon m'énerver. Il est dix-sept heures quand je rentre chez moi. L'appartement est vide. Je suis fille unique et mes parents travaillent durant une bonne partie de la journée, ils sont donc peu souvent à la maison. Je suis quelqu'un qui apprécie la solitude, c'est pour moi un bon moyen, de mettre les choses au clair dans sa tête, de comprendre certaines choses, de faire le vide, d'assimiler, de réfléchir. Je pense un certain temps allongée sur mon lit, j'en oublie l'heure. Je fais réchauffer le reste de pâtes d'hier. mon travail est fait bien entendu. Je ne me couche pas tard, je suis épuisée.

Routine habituelle, je suis à l'heure, je m'arrête devant le portail. A ma grande surprise, ce n'est pas la personne que je pensais voir qui ouvre la porte. Son rictus me déplait. Il avance, ses pas sur le gravier se font légers.

- Bonjour bonjour, me dit-il.
- Salut. Où est, il me coupe.
- Hm, mon frère est malade, donc c'est moi qui fait le chemin avec toi.
- Super, dis-je en commençant à marcher.
- C'est bon y'en a pour dix minutes, voire quinze pas plus. Quoi de plus sympa que de passer du temps avec moi ?
- Commence par te taire.
- De bonne humeur.
- Comme tu peux le voir.

Il finit par se taire, pour mon plus grand plaisir. Pourtant une fois dans l'enceinte du lycée, il ne me lâche pas d'une semelle, c'est quelque chose qui m'embête d'ailleurs, je me tourne, m'apprête à lui poser la question mais il me devance,

- Bill m'a demandé de veiller sur toi, dit-il fièrement. De ce fait, nous rentrerons ensemble ce soir, poursuit-il.
- Je ne t'attendrai pas, crois-moi.
- A plus tard alors.

Me voilà gâtée, mon meilleur ami est apparemment, cloué au lit, et il me met son frère sur le dos, quoi de plus gentil venant de sa part. Et si il croit vraiment que je vais faire le chemin du retour en sa compagnie, il se met le doigt dans l'oeil ! J'avoue que cette histoire me tracasse durant la journée, si bien que celle-ci parait plus longue qu'elle ne le devrait. Ma dernière heure de cours s'achève, je me dépêche de sortir de façon à l'éviter. Je sors, je scrute les alentours... Personne. Satisfaite, je traverse la route et marche le long du trottoir.

- Tu pensais rentrer sans moi je suppose, dit une voix dans mon dos, je me retourne.
- Je dois dire que je me portais à merveille avant que tu n'arrives.
- Tu mens, si tu crois que j'ignore que tu vas mal. Enfin, passons.

Il marche, après avoir repris mes esprits, je m'empresse de le rattraper, une fois à sa hauteur, je lui demande froidement,

- Qui te dit que je vais mal ?
- Comment s'est passée la journée ma chère Line ?
- Ce que tu peux être pénible.
- Merci, dit-il en souriant.

Puis le silence se fait, et le reste du chemin passe vite. En effet, nous voilà déjà devant chez lui, sans même lui adresser un regard, je lui dis au revoir et poursuis mon chemin, il m'arrête,

- Attends, mon frère voulait te voir.

Je m'arrête, me tourne, il vient d'ouvrir le portail, je marche alors jusqu'à la porte d'entrée, lui derrière moi, il me pousse de façon à pouvoir ouvrir la porte, je souffle, lui rigole. Il ouvre la porte et ne prend pas la peine de me laisser entrer en première, il jette ses clefs sur une petite table et monte directement à l'étage. Je soupire et empreinte les escaliers, puis gagne la chambre de mon meilleur ami, je frappe deux coups à la porte, jusqu'à entendre un "Oui ?" , j'entre, il sourit. Je jette mon sac et ma veste sur la chaise de son bureau, et m'allonge sur le lit à ses côtés,

- Tu es contagieux ?
- Un peu, dit-il en rigolant.
- Ça va ?
- Fatigué, et toi ?
- Bill pourquoi tu as fais ça ?
- J'attendais ça, dit-il en souriant. Je voudrais que cette guerre entre vous cesse Line, il est mon frère et toi ma meilleure amie, comprends moi.
- J'essaye.
- Tu ne voudrais pas faire un effort pour moi ?
- Lui, il en fait ?
- Oui ! Il me l'a promis !
- Alors il t'a menti.
- Line...
- Parlons d'autres choses... Tu as intérêt à vite être sur pied !
- Aussi vite que possible, dit-il en ébouriffant mes cheveux.

Je souris et ferme les yeux. Malgré tout, je suis bien contente d'être ici, avec lui. Il a beau être pâle, fatigué, les yeux cernés, il reste si beau. Je l'entends respirer, je ne peux m'empêcher de sourire, pour un rien peut-être. Sûrement juste parce qu'il est là, et que je suis bien.



Je suis consciente que ce premier chapitre est "peu intéressant" mais il faut un début à toute histoire, et je suis contrainte de vous exposer les bases de celle-ci. Néanmoins, certains points restent intrigants, qu'en pensez vous ?
J'espère tout de même, que ce début vous plait et qu'il est à la hauteur de vos espérances, sachez que je fais en sorte de poster une suite au plus vite. J'ai pas mal d'idées qui, j'espère se mettront en place rapidement. Quant aux Lemons, oui ils seront eux aussi, bientôt là.



# Posté le samedi 05 juillet 2008 18:19

Je cherche des sourires sur vos visages.

Je cherche des sourires sur vos visages.

Ton sourire est un mirage.

Je suis rentrée. Il devait se reposer, il était si fatigué. Il s'est endormi, j'ai déposé un baiser sur sa joue, pris mes affaires, j'ai fermé la porte en prenant soin de ne pas faire de bruit, et je suis partie. Sur le chemin, j'ai croisé un couple, les deux amoureux semblaient heureux. Cette image m'a fait pensé à une aquarelle, un tableau, une oeuvre d'art, une preuve du bonheur. Le bonheur qui vous oubli, celui qui parfois vous frôle, et qui agit comme si il ne vous avait pas senti. Un instant, je les ai envié, et puis j'ai réalisé. Dans ce genre de situation, je suppose qu'il ne faut pas être quelqu'un de très émotionnel, on s'imagine, on est dans le rêve, le plaisir, le bonheur, et d'un coup, d'un seul et retombe, la réalité, et toute les horreurs qui construisent la vie. J'en arrive à dire que le monde me dégoûte. Notre existence est vouée au mensonge. Qu'on le veuille ou non, de notre enfance, aussi tendre eut-elle été pour vous, nous avons grandi dans le mensonge. On nous interdisait de sortir seul, les adultes prenaient pour cause le fait que nous étions encore jeune et que les grandes rues étaient pour nous un labyrinthe. Faux. Ils avaient peur, peur qu'un homme qui nous semblait sympathique nous embarque, nous traîne jusqu'à un bois, nous viole, et finisse par nous tuer. La routine d'un psychopathe qui n'a rien à faire de ses journées. Voilà un exemple. Mais regardez, il y en a tant. La plupart d'entre vous ont toujours vu leur enfance tel un doux souvenir, un album photo, votre premier petit vêtement, le premier vélo, la première sortie sans poussette. D'autres se contentent des choses qu'ils gardent au plus profond de leur coeur, leur coeur meurtrit, car pour eux, l'enfance est un vaste souvenir qu'il est lié à la peur, à la douleur.

Il est dix-neuf heures trente, je commence à préparer le dîner. Un plat qui sera divisé en plusieurs portions, une sera sur la table, aux côtés d'un couvert, les autres, dans le four, elles attendront. Assise dans la cuisine, le bruit des couverts contre l'assiette en porcelaine comble le silence qui se fait rapidement pesant, de temps à autre, le vent qui s'écrase contre les fenêtres. Parfois la pluie contre les carreaux, ou bien la cuisinière qui émet un bruit indescriptible. Rien d'autre. Sonorités habituelles, ou tout simplement, mon genou qui vient cogner contre la table, ma tête contre la porte du placard, mon pied contre une marche de l'escalier. Et ces multiples post-it collés sur la table voire sur la porte d'entrée. Les voisins finissent par penser que cet appartement est vide. Et moi, je vais finir par aller vivre ailleurs. Après avoir passé un certain temps dans ma chambre à faire mes devoirs ou tout simplement, à ne rien faire; malgré l'heure tardive, je décide d'aller faire un tour dehors, j'ai besoin de prendre l'air. J'enfile une veste, tout en sachant qu'elle ne suffira pas, j'aurai froid. Je claque la porte et sort de l'immeuble. Les mains dans les poches, je vais là où le destin m'attend. Il fait nuit noire, l'hiver domine la nature. Le arbres sont nus. Les rues sont vides. Et vous, dans une telle situation, vous auriez peur. Les adultes pensent bien faire en vous cachant la vérité dès le début, or mieux vaut la connaître dès les premiers instants, ainsi vous pouvez en apprendre un peu plus tout les jours, vous vous faites à l'idée que le monde actuel est ainsi, et que rien ne peux le changer. Il faudrait tout recommencer. Exposition révélée. Dois-je vous avouer, que j'ai peur aussi ? Sûrement, de nos jours, qui n'a pas peur ? Ma vie peut s'achever au coin de la rue, pourtant je vais jusqu'au bout cette rue, je risque ma vie ? Je la risque tous les jours, tout comme vous...

Je suis assise sur ce banc, dans ce parc, j'ai pour compagnie, la fraîcheur de cette saison. Il n'y a rien. Rien mis à part, une bouteille d'alcool abandonnée, des mégots de cigarettes achevées, des papiers usagés, une pollution démesurée. Je ne resterai pas longtemps, étant donné que le froid m'atteint plus rapidement que je ne l'imaginais, je décide rentrer. Les bras croisés en dessous de ma poitrine, comme pour provoquer un semblant de chaleur sur mon corps, j'avance tout en gardant une allure qui me permet de profiter de cet instant de liberté. Seule avec cette urbanisation, à cette heure, sans vie. Une fois rentrée, je me déshabille rapidement et prends une douche, après une petite toilette, je me couche. Minuit dix. Plus tard, j'attendrai la porte claquée, aux alentours de deux heures du matin peut-être, de la lumière, les escaliers qui grincent, l'eau qui coule, enchaînement de multiples sons, puis plus rien.

Je pars de la maison un peu en retard je dois dire. Du coup je marche plus vite, chose qui me réchauffe un minimum. Je marche, une pointe d'espoir. Qu'il aille mieux et que ce soit lui qui ouvre cette porte, puis ce portail, qu'il vienne déposer ses lèvres sur ma joue, puis que nous marchions côte à côte jusqu'au lycée ou il m'adressera l'habituel salut accompagné de notre point de rendez-vous, notre routine. Je traverse, longe le trottoir, une silhouette se tient déjà devant le grand portail, faisant mine d'attendre impatiemment.

- Dix minutes de retard, dit-il.
- En aucun cas je ne t'ai demandé de m'attendre.
- Non, mais mon frère oui.
- Tu as l'intention de faire tout ce qu'il te demandera ?
- Tout dépend des choses qu'il m'impose.

Je secoue la tête et me remets à marcher, lui à mes côtés. Je suis déçue, premièrement parce que si il n'est pas là, cela signifie qu'il ne va pas mieux, deuxièmement, parce que sa présence me manque, et troisièmement parce qu'en plus de ne pas être là, il se permet de m'infliger une telle compagnie.

- Tu sembles avoir froid.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?
- Je t'aurai bien prêté ma veste, mais j'ai froid moi aussi, et Bill ne m'a pas encore imposé ce fait, dit-il fièrement.
- Tes répliques sont de plus en plus intelligentes, dis-je en soupirant.
- Je suis intelligent.
- Nos points de vue sont différents.
- N'oublie pas de m'attendre pour que je t'escorte Line, dit-il avant de partir vers sa salle de cours.

Le trajet s'est déroulé bien plus rapidement que je ne l'imaginais, nous sommes donc arrivés au lycée très vite. Le voilà parti de son côté, moi du mien. Cette journée est la plus longue de la semaine, une des plus fatigantes. Je pense à ce soir, je compte passer voir Bill, profiter de sa présence, même si il s'est assoupi, juste, être avec lui, il me rassure, me fait reprendre confiance. Au cours de la journée, on nous confie divers devoirs, disertes, expressions écrites, voire quelques exposés, futures interrogations. Choses que les élèves sont habitués à avoir. Durant l'après-midi, mon professeur d'Arts est absent, ce qui me vaut deux heures libres, je décide de m'avancer dans mon travail, vu la masse de devoirs que nous avons, et voilà de quoi faire passer le temps. Les deux heures passées, je poursuis la journée comme elle se doit, et me rends à mes cours. Je suis rassurée quand je vois celle-ci s'achever, je sors du bâtiment et ne prends pas la peine d'attendre que ma soi-disant, "escorte", sorte de cours à son tour. Je marche, tout en sachant que malgré tout, il finira par me rejoindre.

- Quand te décideras-tu à m'attendre ?
- Hm... je fais mine de réfléchir. Jamais, je suppose.

Il soupire, je fais de même et nous poursuivons le chemin, en silence. Dans une rue, il croise un ami à lui, qui m'observe et l'interroge, sans gêne je précise, sur le fait que je sois là, avec lui. Il hoche les épaules et prétend que c'est une histoire qui concerne sa famille. Je reste perplexe par rapport à sa réponse que j'ai du mal à comprendre, enfin, j'oublie rapidement tout ça.

- Line, je peux te poser une question, me demande-t-il, l'air sérieux.
- Je t'écoute.
- Pourquoi n'ai-je pas le privilège de te voir sourire ?
- Un sourire se doit être sincère, un sourire est comme une récompense en quelque sorte. Pourquoi devrais-je te sourire ?
- Pour que je puisse te rendre ce sourire.

J'ai du mal à comprendre et mon visage doit me trahir. Il se met à rire. Quel idiot, moi qui pensais pouvoir le croire un instant, trouver en lui une part de sincérité. Voilà encore une erreur de ma part. Je ne lui cache pas le fait que je sois énervée, si bien qu'une fois la porte d'entrée ouverte, je le pousse de façon à pouvoir entrer avant lui. Je salue les parents, et file à l'étage. Je toque deux fois, et entre. Il dort, je m'installe tout de même à ses côtés, j'en oublie ma colère, je ferme les yeux et oublie la réalité un court instant. Une main vient caresser mes cheveux, je souris et ouvre les yeux, il sourit à son tour.

- Comment te sens-tu ?
- Pas très bien.
- Oh remets-toi vite...
- Je fais de mon mieux, dit-il en souriant.
- Je sais, lui dis-je en souriant à mon tour.
- Je suis content que tu passes me voir.
- Je suis contente de te voir, dis-je en lui attribuant mon plus grand sourire.

Il ferme les yeux, sur son visage, un sourire s'est dessiné. Je dépose mes lèvres sur sa joue tiède et lui glisse un "Dors bien" avant de partir.


Un second chapitre qui est un peu plus court que le premier. Un peu plus personnel, je parle vis à vis du personnage principal. Un état d'âme qui vous semble peut-être plus "sombre". Je tente de faire au mieux, que cela reste interessant tout en faisant avancer les choses. Je compte mettre en place les Lemons au plus vite, comme je vous l'ai dis précedemment. J'espère que pour l'instant, ce début vous plait.

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 10:15

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 17:08

Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne.

Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne.

Les maux sont faiblesses.

J'ai horreur de voir quelqu'un malade. Je déteste voir ces visages pâles, hantés par une pathologie qui les empêche d'avancer. J'y ai tant assisté. Depuis j'ai si peur de devoir encore une fois combattre. Les ressentiments sont si douloureux. Voyez là que nous avons tous nos points faibles. L'apparence nous ment, et les jugements n'arrangent rien. La vie est un succession de frayeurs, chaque obstacle est tel un jeu de fléchette, celle qui atterrie le plus près du coeur est déclarée vainqueur. La vie est un jeu finalement. Mais au fond, personne ne connaît réellement les règles. On fait comme on peu, on tente de faire au mieux. On mise sur un point, puis sur un autre, on essaye, on espère, en vain. Et ce jeu nous impressionne tous plus au moins. Qui misera le plus haut. A celui qui mettra sa vie en danger. Un rail de coke. Un taux d'alcool dans le sang intolérable. Un surplus de tabac dans les poumons. J'arrive à garder l'équilibre au bord du toit ? Et tu glisses. La vie c'est ça, on naît, on meurt. On souffre, on crie, on aime, on admire, on espère, on attend. On fait tant de choses, certains finissent même par être fière d'eux.

La soirée est passée vite, je me suis couchée après avoir pris l'air. Je n'ai pas très bien dormis, j'ai fais un cauchemar, et je me suis réveillé aux aurores sans pouvoir me rendormir. Habituellement, le week-end, Bill et moi sortons. Je suppose qu'il lui faut encore un peu de repos, je passerai le voir. Après m'être torturer l'esprit pendant un bon moment dans mon lit, je suis descendue. Je me suis servie du thé, et j'ai eu droit à un tête à tête avec ma tasse brûlante. Il est six heure. Eux sont partis travailler je suppose. L'appartement est vide. Comme toujours. Alors oui je sors et je rentre quand je veux, ils ne sont pas là pour me surveiller. Quelle chanceuse je suis ! Profitez donc de l'amour que votre famille vous porte avant de penser à de telles sottises. Je me penche à la fenêtre, la brise vient caresser mon visage, aussi fraîche soit-elle, c'est si agréable. Appuyée sur le rebord, j'allume une cigarette, elle se consume rapidement. Joie, mes poumons endommagés. Je file sous la douche me faire un brin de toilette; me prépare, fais en sorte d'être présentable. Je range les quelques papiers qu'elle a laissé traîner. J'enfile un grand pull, prends une écharpe et sors. Havre de paix, libre et pour seule présence, la vent, le froid. Je fourre ma mains dans mes poches, et inspire un grand coup tout en marchant. Je décide de faire un détour et me rend jusqu'au petit parc, celui que j'aime tant. Je pousse la petite grille, la referme derrière moi et empreinte le sentier. Contre un arbre, une homme barbus, semblant de chaleur, emmitouflé dans son duvet, il dort. Son chien couché à ses côtés, m'aperçoit et vient jusqu'à moi. Il frotte gentiment sa tête contre ma jambe, je le caresse. L'homme s'éveille.

- Faut l'excuser, mais il est pas méchant, dit-il.
- Il n'y a pas de mal, dis-je en lui souriant.

Le chien retourne vers son maître, je fais quelque pas vers celui-ci. Je fouille dans mes poches et y trouve un peu de monnaie.

- Tenez.
- Vous êtes bien gentille mais je n'ai pas commencé à vous faire la conversation pour obtenir votre pitié.
- Je sais. Prenez ça comme... un cadeau.
- Je suis loin d'être en mesure de pouvoir refuser. Merci bien. dit-il confus en saisissant l'argent.
- Je peux ?
- Bien entendu, répond-il en se poussant un peu pour me faire une place.
- La nuit a du être fraîche...
- Et comment !

Je vois à ses côtés, deux bouteilles de bières et quelques mégots, je ne commente pas. Je fais mine de rien et croise mes jambes tout en frottant mes mains.

- Qu'est-ce qu'une fille de votre âge fait dehors à cette heure ?
- Oh, tutoyez-moi. Disons que je suis de nature matinale.
- Alors fais de même pour moi.
- Entendu.

Le silence s'installe. Je remarque que le temps passe vite. Je me lève.

- Je dois y aller.
- Bonne journée jeune fille.
- A vous aussi. Et... Achetez ce dont vous avez réellement besoin.

Sur ces mots je lui adresse un sourire et tourne les talons. J'effectue le trajet habituel. Traversant les routes, longeant les trottoirs. Je garde une allure régulière. Soupirant de temps à autre. Solitude amère. Bientôt, je gagne la rue, puis le portail, je sonne. On m'ouvre je marche jusqu'à la porte d'entrée.

- Bonjour, comment allez-vous ?
- Bien, merci et toi Line ?
- De même.
- Tu viens rendre visite à Bill je suppose ?
- En effet.
- Il me semble qu'il est réveillé, entre.
- Il va mieux ?
- Disons mieux qu'hier.

J'entre et grimpe les escaliers. Je traverse le couloir.

- Tiens donc, Line.

Je me retourne et soupire. Ce pauvre garçon est appuyé contre l'encadrement de la porte de la salle de bain, et pour simple vêtement il porte, un caleçon.

- Quel accueil. Ne suis-je pas irrésistible ?
- Ta petite tenue ne m'impressionne pas.
- Il est encore tôt, tu es mal réveillée. Enfin, tu rates une belle occasion de dévorer, du regard biensûr, mon corps de rêve.
- Retourne te coucher ça vaut mieux pour toi.
- Tu veux venir avec moi ?
- Sans façon.

Après avoir frapper à la porte, j'entre dans la chambre de Bill. Il est allongé dans son lit, décoiffé, et pâle, néanmoins, il me sourit. J'aime son sourire, sa façon de m'accueillir bien qu'il ne soit pas en forme.

- Comment ça va aujourd'hui ?
- Je dirai un peu mieux.
- Ah.
- Viens près de moi.
- J'arrive de suite, dis-je en souriant.

Je m'installe à ses côtés. Il m'étreint, je ferme les yeux et rêvasse un instant. Il caresse ma joue et y dépose ses lèvres.

- Et toi, ça va ?
- Oui.
- Non.
- Pardon ?
- Je le vois Line.
- Rien de grave.
- C'est vis à vis de... leur présence ?
- Je ne sais pas. J'ai du mal à comprendre ce qu'il m'arrive en ce moment.
- Je suis là.
- Je sais, et je te remercie. De tout mon coeur.

Il me serre un peu plus contre lui. Une fois de plus, il a su trouver les faits et gestes qui permettent de m'apaiser. A vrai dire, j'aurai du mal à décrire tout ça, les moments passés à ses côtés sont les plus merveilleux qui soit. Ce garçon est unique, c'est un peu celui que toutes les filles cherchent. Je n'oserai dire : L'homme parfait, biensûr il a ses défauts, comme tout le monde me direz-vous; mais il est tout simplement, exceptionnel.

- Line tu veux bien me rendre un service, me demande-t-il.
- Sans problème.
- Tu pourrais m'apporter un verre d'eau, mes médicaments sont là mais je n'ai pas de boisson...
- J'y vais tout de suite, lui dis-je tout en me levant.
- Merci.

Je descends les escaliers, j'entends la porte d'entrée claquer, avec un peu de chance peut-être que le cher frère de Bill est parti. Je me rends dans la cuisine et me dirige vers le frigidaire, je l'ouvre et cherche une bouteille d'eau.

- Tu avais soif ?

Je lève la tête, surprise, la bouteille d'eau dans les mains. Je dévisage mon interlocuteur et ne prends pas la peine de lui répondre. Je pose la bouteille sur la table et m'apprête à ouvrir le placard afin de prendre un verre.

- Tu pourrais répondre, insiste-t-il.
- C'est pour Bill.
- Je vois. Et toi, tu as soif ? C'est fou ce qu'il fait chaud aussi.
- C'est pour ça que tu restes en sous-vêtements, et non, je n'ai pas soif.
- C'est pour toi, pour une fois que je suis sympathique, quelle belle vue je t'offre.
- Tu m'en vois ravie, dis-je de façon ironique.

Je soupire, remplie le verre d'eau et range la bouteille. Je remonte les escaliers et rejoints Bill. Il prend ses cachets, et nous discutons un moment, de tout et de rien, du temps qui passe, de la vie.


Tout d'abord, je tiens à m'excuser, j'ai pas mal tardé pour poster ce chapitre, mais j'ai eu quelques empêchements. J'espère tout de même qu'il vous plait. Les choses avançent un peu, des indices vous éclairent peut-être. Vos avis comptent énormément pour moi, j'aime savoir ce que vous pensez des chapitres.

Au passage, la totalité des photos qui illustrent les articles sont de moi.

# Posté le mardi 15 juillet 2008 17:25

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 15:46

Attendant une menace de mon coeur.

Attendant une menace de mon coeur.

Je pense qu'il est préférable que l'on arrête là. Merci à vous.


# Posté le mercredi 23 juillet 2008 09:17

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 11:50